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Bulletin de Juillet 2002 - Résumé

La sécheresse ... les orages ... et les crues ...

Après un arrosage copieux en mai, la tendance à la sécheresse revient rapidement en juin avec des précipitations inférieures à celle observées généralement en cette saison. Les cumuls de pluies sur les six derniers mois sont toujours déficitaires avec des valeurs comprises entre -8% et -39% par rapport aux moyennes interannuelles. Les quelques pluies observées prennent souvent la forme d’orages, parfois violents et accompagnés de grêle, avec leur kyrielle de conséquences dans les zones concernées. Parmi ces épisodes pluvio-orageux, le plus marquant est celui du 6 juin dans le secteur de la Valdaine et de la basse vallée du Guiers où l’on relève des records de débits dans les cours d’eau, les plus forts observés depuis 30 ans, un épisode qui a également touché le Vercors. On pourrait ajouter à celui-ci, les averses de grêle dans la région lyonnaise le 27 juin, ou encore les fortes crues de l’Arve dans la nuit du 27 au 28 juin.

Exception faite de ces phénomènes localisés dans le temps et l’espace, les débits des cours d’eau sont restés assez bas avec toutefois un répit dans le tarissement à la suite des pluies de la fin du mois. C’est dans les départements du Rhône, de la Loire, de l’Ardèche, de la Drôme et de l’Ain que la situation est la plus critique. Des arrêtés de restrictions d’usage pourraient être pris dans les prochains jours. Il devraient concerner les cours d’eau du Beaujolais, le bassin de l’Azergues, du Rhins, de l’Yzeron et du Garon dans le Rhône, des cours d’eau du centre et du nord Ardèche, et certaines rivières du département de la Drôme.

L’état des principaux aquifères de la région se caractérise par une certaine stabilisation de la situation observée fin avril, voire même localement une amélioration par rapport aux mois précédents. Les pluies de mai et juin, permettent en effet quelquefois une remontée sensible des niveaux. Néanmoins, si elle ne s’aggrave pas, la situation reste critique et les réserves exploitables limitées. Cette période de transition ne sera probablement que de très courte durée. L’évolution à venir dépend des conditions météorologiques de l’été, qui conditionneront la rapidité du tarissement et, plus encore, l’importance des prélèvements, vis-à-vis desquels une grande vigilance est requise.

Quant à la qualité physico-chimique des cours d’eau pour la période mars-juin, elle est globalement bonne dans la partie nord-est de la région, moyenne à mauvaise ailleurs.

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