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  Zones humides littorales
 
Baies et estuaires moyens plats
Dans le bassin du Rhône, il n’y a pas de grands estuaires au sens strict, correspondant au type 1 de zone humide SDAGE, à savoir "larges embouchures de fleuves soumises à l’action des marées", mais de petits estuaires (Tech, Têt, Aude, Orb, Argens...) où l’amplitude des marées de la méditerranée est très faible (20 à 40 cm).

L’embouchure du Rhône correspond à un delta, celui-ci étant caractérisé par des diverticules fluviaux.

Au niveau du delta du Rhône et dans le domaine paralique (zone de contact entre milieux d’eau douce et d’eau salée) se rencontrent surtout deux grands types de zones humides : les marais et les lagunes ainsi que les sous-types de zones humides de bordures qui leur sont associées (roselières, prairies humides salées, sansouires de Camargue)


Embouchures du Tech, Pyrénées Orientales

 

Marais et lagunes côtiers

Rainette
"Milieu littoral saumâtre à faible renouvellement des eaux et au fonctionnement globalement naturel. D’un point de vue hydrologique, les lagunes sont en contact permanent ou temporaire avec la mer. Elles entretiennent également des relations avec leurs marais périphériques (marais stricto sensu) qui ne sont pas en contact direct avec la mer".

Les sous-types présents dans notre bassin sont les lagunes, les marais, les prés-salés (rares sur les côtes méditerranéennes), les dépressions d’arrières dunes et les sansouires.
Ces milieux sont également appelés "paraliques" (Guelorget et Perthuisot 1984).

De superficies très variées, les marais et lagunes côtiers sont présents sur tout le littoral méditerranéen en Languedoc Roussillon, Provence et Corse.

 

Les lagunes
La profondeur des lagunes est généralement faible (de l’ordre du mètre) mais il existe des milieux (bassins) dont la profondeur est plus importante (une dizaine de mètres : bassin de Thau, Berre).

L’origine géomorphologique conditionne généralement cette profondeur :

  • les lagunes issues de déplacements sédimentaires sont peu profondes et leurs rives sont basses,
  • les plans d’eau résultant de mouvements tectoniques ou érosifs (rias, bassins ou "bahira") sont plus profonds et possèdent souvent un littoral rocheux.

  • La communication plus ou moins permanente entre la lagune et la mer se fait par l’intermédiaire de "graus". Entre les lagunes et leurs marais périphériques elle s’effectue par l’intermédiaire de chenaux

    Marais et étangs de Salses-Leucate

     

    Les marais littoraux

    Etang de Biguglia
    La profondeur des marais ne dépasse généralement pas un mètre. Contrairement aux lagunes les marais littoraux ne sont pas en communication continue avec la mer. Les peuplements caractéristiques, bien que n’étant pas à affinité marine ne sont pas pour autant constitués d’espèces strictement d’eau douce. Les organismes présents sont adaptés à une large gamme de salinité et à de fortes fluctuations des conditions de milieu.
     
     
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