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Hydrologie en Rhône-Alpes > Retrospective 1970-2000
   
   
   
 
Méthodologie
 


Les calculs portent sur la période 1970-2000 et ne sont réalisés que sur les stations disposant d'au moins dix ans d'observations. Trois indicateurs ont été choisis pour caractériser les écoulements annuels en moyennes, basses et hautes eaux :


- Moyennes eaux

L'indicateur retenu est l'hydraulicité de l'année. L'hydraulicité est le rapport du volume d'eau écoulé dans l'année au volume d'eau annuel moyen. Une hydraulicité de 120% signifie que le volume d'eau écoulée dans l'année est supérieur de 20% à ce que l'on observe en moyenne.

L'écoulement annuel moyen est calculé à partir des années d'observations complètes sur la période 1970-2000.
Le terme "année" devrait désigner l'année "hydrologique", c'est à dire la période de 12 mois centrée sur la saison humide. Pour les cours d'eau de régime pluvial ou nivo-pluvial pour lesquels la saison humide est l'hiver et le printemps, l'année hydrologique commence en septembre pour se terminer au mois d'août de l'année suivante. En revanche, dans le cas d'un régime glaciaire, avec de hautes eaux en été, il conviendrait plutôt de prendre de janvier à décembre.
Par soucis de simplification et compte tenu du faible nombre de cours d'eau glaciaire dans la région, tous les calculs ont été faits en prenant comme année hydrologique la période de septembre à août.


- Basses eaux

Plusieurs indicateurs auraient pu être choisis pour caractériser les étiages dont en particulier le débit minimum mensuel. Cette valeur présente cependant l'inconvénient d'être calendaire de sorte qu'un étiage intervenant entre 2 mois, 15 juillet-15 août par exemple, est incorrectement pris en compte. Pour cette raison, il a été préféré le VCN30, c'est à dire le débit minimum sur 30 jours consécutifs.
Les VCN30 ont été calculés sur la période du 1 mai au 30 novembre. Il s'agit donc de l'étiage estival (au sens large) ce qui correspond aux plus basses eaux de l'année dans le cas d'un régime pluvial, à une des deux périodes de basses eaux pour un régime nivo-pluvial, l'étiage hivernal n'étant pas pris en compte, mais à une période de hautes eaux pour les cours d'eau glaciaire ou nival. Ces derniers ont pour cette raison été exclus.
Quant aux périodes de retour indiquées, elles sont celles issues d'un ajustement mathématique à une loi de Galton.


- Hautes eaux

Ce sont les débits de pointes instantanées qui ont été étudiés. Les périodes de retour sont issues d'un ajustement mathématique à une loi de Gumbel.


Il n'a été fait aucun 'filtrage' des résultats, station par station, thème par thème, année par année de sorte que les cartes présentées peuvent laisser apparaître quelques anomalies imputables à des erreurs sur les données de base ou à des influences extérieures.
Le régime hydrologique de certaines rivières est en effet influencé par des soutiens d'étiage, comme l'Ardèche aval à partir de 1988 et le Chassezac à partir de 1996, des installations hydro-électriques notamment dans le massif alpin, ou encore des liaisons avec les eaux souterraines, émergences ou infiltrations.
Plus qu'une valeur particulière sur une station donnée, les cartes illustrent plutôt une tendance générale.
 
 
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