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Les O.R.G.F.H. de Rhône-Alpes

   

   

   

   

   

   
 
 
 

Mise en oeuvre des ORGFH

   
 
Les orientations régionales de gestion de la faune sauvage et d'amélioration de la qualité de ses habitats (O.R.G.F.H.) en Rhône-Alpes
 
II - Etat des lieux
    II.2 Présentation des activités en Rhône-Alpes : quelques repères
Les informations suivantes, succinctes, ont pour but de donner quelques chiffres clefs et quelques repères sur la situation rhônalpine dans les secteurs de l'agriculture, de la production de bois, du tourisme, mais aussi des infrastructures et de la pression foncière.
Sauf mention contraire, les données sont issues de la chambre régionale de commerce

II.2.1. L'agriculture

Rhône-Alpes :
  • 4ème région française pour la production agricole,
  • 5,3 % du chiffre d'affaire de l'agriculture française,
  • 20 % du verger national,
  • 10 % de la production nationale de vins,
  • 38 % de la surface régionale cultivable.
Les exploitations agricoles sont moins nombreuses, mais plus grandes
. En 2000, on comptait 57 000 exploitations, soit un tiers de moins qu'en 1988, mais leur surface moyenne est passée de 19 ha à 27 ha.

  Graphe n° 1 : Répartition de la production agricole
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II.2.2. Le capital forestier

Rhône-Alpes :
  • 3ème région productrice de bois (bois d'œuvre principalement, mais aussi bois d'industrie et bois de feu)
  • 1,1 million de m3 de production annuelle de sciages
  • 221 millions de m3 de bois sur pied.
La région est surtout connue pour la qualité du bois de sapin et d'épicéa (92 millions de m3 sur pied), mais d'autres essences sont présentes, notamment :

Tableau II : Essences forestières en Rhône-Alpes
ESSENCES VOLUME SUR PIED (en millions de m3)
Pin 24
Chêne 25
Hêtre 25
Châtaigner 14
Douglas (Loire et Rhône)  9
       (source : FIBRA : la filière bois en Rhône-Alpes)

NB : L'importance économique de la forêt ne doit pas faire oublier ses autres fonctions, notamment biologiques, paysagères, touristiques et sociales.

II.2.3. La chasse
(rédaction : Fédération Régionale des Chasseurs)

Jadis réservée aux Seigneurs, la chasse, héritage de la révolution française, peut désormais être pratiquée par tout un chacun. Loisir, passion, activité de plein air, activité physique, activité d'observation, acte de prédation, la chasse est au carrefour de nombreuses dimensions de notre société.
L'évolution des milieux abritant la faune sauvage sous l'influence des nouvelles pratiques agricoles et de l'occupation des sols par les autres activités humaines, le besoin croissant de pratiquer des loisirs de nature ressenti par les habitants des grandes métropoles, l'évolution du regard de la société sur l'usage des armes, la tendance d'une part de la population à sacraliser " la nature ", sont autant de facteurs auxquels la chasse, activité ancestrale aux multiples facettes doit s'adapter.

L'un des plus forts enjeux autour de l'activité chasse n'est pas tant la gestion des populations animales et des prélèvements exercés par les chasseurs sur celles-ci que le sentiment d'insécurité éprouvé par nombre de nos concitoyens à la vue d'un chasseur portant une arme à feu. Légitime inquiétude, d'ailleurs bien mieux relayée par les médias que les efforts consentis par les chasseurs et les autres protecteurs de la nature afin d'améliorer les habitats de la faune sauvage. Pourtant, il est des modes de chasse mieux perçus par le grand public. La chasse à l'arc trouve même dans une certaine mesure un écho teinté d'admiration par certains non chasseurs.
Au-delà des problèmes d'image, les chasseurs, comme d'autres utilisateurs de la nature, souffrent de la dégradation, voire de la disparition des milieux de vie de la faune sauvage. Alors que la gestion du grand gibier a porté ses fruits, puisque les densités de populations de grands ongulés ont très fortement augmenté en moins de deux décennies, la petite faune de plaine comme de montagne a subi les modifications du milieu rural causées par l'adaptation des systèmes de production agricoles à la Politique Agricole Commune et à l'évolution des marchés.

Parallèlement, étant donné qu'il appartient aux chasseurs de supporter financièrement les dégâts causés aux récoltes par le grand gibier, le coût de ce loisir, par ailleurs lourdement encadré par de nombreuses contraintes réglementaires, ne cesse d'augmenter.
Tout cela, ajouté à la multiplication des possibilités de loisirs de plein air non soumis aux contraintes réglementaires comme la chasse, explique probablement la diminution régulière du nombre de chasseurs (environ 2% par an).

  Graphe n° 2 : Evolution du nombre d'adhérents aux FDC en Rhône-Alpes
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La région Rhône-Alpes compte actuellement environ 110 000 chasseurs. Outre l'impact économique direct de ces 110 000 consommateurs, la chasse génère 104 emplois (en incluant CES, Emploi-Jeune, Contrat de Qualification) dans les huit Fédérations Départementales des Chasseurs de la région, ainsi que 1,5 équivalent d'emploi à temps plein à la Fédération Régionale des Chasseurs. En outre, la redevance cynégétique payée par les chasseurs lorsqu'ils font valider leur permis de chasser chaque année, permet de participer au financement des personnels de l'ONCFS (plus d'une centaine en Rhône-Alpes).

Mais bien plus que par son aspect économique, c'est au travers de son rôle socio-culturel que la chasse est intéressante à plus d'un titre. Souvent héritée des parents ou grands parents, la chasse est une activité qui permet aux générations de se rencontrer, et d'échanger connaissances et expérience. Trait d'union entre jeunes et moins jeunes, ruraux et citadins (marché du travail oblige), le rôle social de la chasse n'est pas négligeable dans les zones rurales où peu d'activités subsistent. L'association de chasse est d'ailleurs bien souvent la dernière association qui fonctionne dans un certain nombre de petites communes rurales. L'imagerie de la chasse est encore riche, et l'apport culinaire de l'activité cynégétique fait indéniablement partie de notre riche patrimoine. Les grands restaurants proposent d'ailleurs de nombreux plats à base de gibier.

Ainsi, par son impact culturel, la chasse concerne de près ou de loin une grande partie de la population française. Tout l'intérêt du travail concernant les espèces chassables et leurs habitats, sera de trouver le subtil équilibre d'une chasse durable : trouver le meilleur compromis entre une bonne gestion des milieux et des populations animales avec les impératifs économiques (exploitation du bois et de la terre, urbanisation…), l'évolution de la société des loisirs, tout en garantissant la possibilité au plus grand nombre d'intéressés de pouvoir pratiquer cette ancestrale activité qu'est la chasse…

II.2.4. Le tourisme (hors urbain et culturel)

Rhône-Alpes :
  • le plus grand domaine skiable équipé du monde ! (avec 200 stations de ski, 3700 pistes réparties sur 1000 km² de domaine équipé et balisé)
  • 80 % du chiffre d'affaire des remontées mécaniques françaises en 2001-2002
  • 35 000 ha de lacs et plans d'eau
  • 2 Parcs Nationaux, 6 Parcs Naturels Régionaux et 24 Réserves Naturelles
  • 16 stations thermales
  • 7 stations climatiques
  • un bon maillage de parcs d'attractions et de loisirs…
La consommation touristique équivaut à 6,9 % du PIB régional.

Le poids direct du tourisme, au sein du tissu économique, est nettement plus élevé dans certaines zones, comme en Tarentaise (36%) ou en Maurienne (21 %).

Pour les Alpes du Nord, la part du domaine skiable dans la zone de montagne (qui est de 12 808 km²) atteint 5,1 % (contre 1,6 % pour les Alpes du Sud et 0,7 % pour les Pyrénées). (source : IFEN, 2000 - Tourisme, environnement, territoires : les indicateurs)

II.2.5. Les infrastructures de transport

  Axes saturés à certaines périodes ou proches de la saturation :
     Nœuds routiers et ferroviaires lyonnais
     A7 (vallée du Rhône)
     Liaison Lyon - St Etienne
     Franchissement routier et ferroviaire des Alpes
     Vallées d'accès à Grenoble

  Parmi les projets autoroutiers figurent :
     L'A 89 Balbigny-Lyon, pour désenclaver le Nord-Ouest de la région et terminer la liaison autoroutière Bordeaux-Clermont Ferrand-Lyon
     L'A 45 Lyon - St Etienne
     L'A 41 liaison directe Annecy-Genève
     L'A 48 Ambérieu-Bourgoin, tronçon manquant d'un itinéraire structurant Dijon-Grenoble / Valence et Sud de la France
     L'A 51, pour désenclaver le Sud Isère et ouvrir un nouvel itinéraire structurant Nord-Sud
     Le contournement autoroutier de Lyon

  Parmi les projets ferroviaires :
     La Transalpine Lyon-Turin
     La branche Sud du TGV Rhin-Rhône
     Le contournement Est de Lyon
     La liaison du Haut Bugey (Paris-Genève).

NB : Les besoins de désenclavement de certaines régions, ne doivent pas faire oublier la fragmentation des habitats naturels entraînée par la multiplication des mailles du réseau de transport (SETRA - Ministère de l'Equipement, 2000 - Fragmentation de l'habitat due aux infrastructures de transport)

II.2.6. La pression foncière

Il existe une forte pression d'urbanisation et de rurbanisation, surtout dans certains secteurs de la région.

Le département de l'Isère par exemple subit une perte de 1500 ha par an de surfaces agricoles, due notamment à l'urbanisation et aux infrastructures (DDAF 38).

  Carte n°3 Prix des terres et prés libres non bâtis
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               (Source : Scafr d'après Safer, in Espace rural Hors série Mai 2003)
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