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Patrimoine naturel > L'inventaire ZNIEFF rénové

   

   

   

   

   

   

   
 
Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique
L'inventaire ZNIEFF rénové en Rhône-Alpes
 
Typologie des ZNIEFF
ZNIEFF de type I

La circulaire n°91-71 les définit ainsi :
“ Secteurs de superficie en général limitée, définis par la présence d’espèces, d’associations d’espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional ”.

Une ZNIEFF de type I est un territoire correspondant à une ou plusieurs unités écologiques homogènes. (Par unité écologique homogène, on entend un espace possédant une combinaison donnée de conditions physiques et une structure cohérente, abritant des groupes d’espèces végétales et animales caractéristiques de l’unité considérée : une pelouse sèche, une forêt, une zone humide…).
Elle abrite obligatoirement au moins une espèce ou un habitat remarquable ou rare, justifiant d’une valeur patrimoniale plus élevée que celle des milieux environnants.
Une falaise abritant une colonie de Vautours fauves dans les Baronnies, une zone humide du Tricastin :deux ZNIEFF de type I bien différentes en zone biogéographique subméditerranéenne (Drôme). Photo DIREN RA



ZNIEFF de type II

La même circulaire les caractérise comme de : :
“ Grands ensembles naturels riches ou peu modifiés, ou offrant des potentialités biologiques importantes ”.

Une ZNIEFF de type II contient des milieux naturels formant un ou plusieurs ensembles possédant une cohésion élevée et entretenant de fortes relations entre eux.
Chaque ensemble constitutif de la zone est une combinaison d’unités écologiques, présentant des caractéristiques homogènes dans leur structure ou leur fonctionnement.
Elle se distingue de la moyenne du territoire régional environnant par son contenu patrimonial plus riche et son degré d’artificialisation plus faible.

En Rhône-Alpes, les zones de type 2 incluent toujours une ou plusieurs zones de type 1. La dimension fonctionnelle y est fortement prise en compte, et conduit à délimiter prioritairement :
  • les ensembles naturels peu perturbés nécessaires à la survie d'espèces à grands territoires (grands rapaces….),
  • ceux abritant des espèce fonctionnant en " métapopulations " (populations éclatées dont le maintien nécessite le maintien de connections),
  • les corridors biologiques majeurs identifiés, liés au relief, au réseau hydraulique, à une continuité boisée…
  • les ensembles naturels regroupant de nombreuses ZNIEFF de type I fortement corrélées : cas de zones humides (" plaque " d'étangs), de réseaux de pelouses sèches, de certains secteurs boisés…
  • certains bassins versants alimentant des réseaux de cours d'eau écologiquement remarquables et particulièrement fragiles.
Beaucoup plus rarement, il peut s'agir de grands ensembles naturels peu perturbés où existent de fortes présomptions de présence d'espèce ou d'habitat déterminant, mais qui ne bénéficient pas de prospection suffisante pour justifier une délimitation en ZNIEFF de type I.
La Cévenne ardéchoise comporte plusieurs ZNIEFF de type II étendues,identifiant notamment des bassins-versants remarquables. Photo DIREN RA
 
 
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