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Définition

Ni ville, ni campagne

Les paysages ici appelés émergents sont des paysages naturels ou ruraux qui ont évolué à partir de la seconde moitié du XX ème siècle, vers des formes d’urbanisation diffuse à vocation résidentielle.
Ils ont perdu, en tant que dominante, les caractéristiques des types de paysages précédents, sans être pour autant assimilables aux types de paysages urbains ou périurbains. Ils sont marqués par des constructions, des aménagements et des comportements liés à l’urbanité, tout en présentant une faible densité globale d’urbanisation.

  • Développer la connaissance paysagère et sociologique des paysages émergents.
  • Évaluer l’acceptabilité de l’étalement urbain en terme de développement durable et les moyens de sa limitation.
  • Conserver et mettre en valeur les éléments forts des anciennes structures paysagères rurales ou naturelles (comme support de projet).
  • Favoriser la participation des citoyens à la gestion de leur environnement et cadre de vie, assurer un rôle de médiation dans les conflits d’usages par le biais du paysage.
  • Développer les espaces publics non marchands (places, squares, mails, parcours…).
  • Limiter l'étalement urbain.
  • Définition de principes directeurs paysagers au sein des SCOT et des PLU.
  • Mise en place de plans de paysage, chartes de paysage.
  • Mise en place d’observatoires des paysages.
  • Contrats de recherche (appels d’offres natio- naux) sur le développement durable et les agendas 21.

Représentation collective

Une organisation fonctionnelle de l’espace

À partir des années 70, le terme de « mitage » s’est appliqué de façon parlante, mais négative, à ces paysages.
Ce modèle d’urbanisation appelé, tantôt ville étalée ou réticulaire, tantôt campagne urbaine ou ville-campagne, s’affirme aujourd’hui comme un nouveau choix de cadre de vie rendu possible par le développement des moyens de transport et de communication. Il présente d’ailleurs des constantes liées à la mobilité : parkings paysagers, signalétique omniprésente, pôles de consommation, ronds-points…
Les paysages émergents sont généralement hétérogènes dans leur contenu et associés aux idées de mosaïques et de juxtaposition… Ils restent très attractifs pour les populations urbaines qui concilient ici le désir de campagne et les commodités de la ville puisqu’ils maintiennent un contact avec la métropole et une appartenance économique et sociale.

Le paysage s’identifie ainsi à la recherche d’un nouveau mode de vie, sans donner lieu généralement à un jugement de cohérence esthétique. L’image largement diffusée du modèle américain ou « californien » contribue sans doute à légitimer cette demande sous la forme de lotissements et galeries marchandes.
Ce type de paysage s’avère également attractif économiquement pour certaines petites entreprises du secteur tertiaire, et les parcs d’activités diffus sont une autre composante de ces paysages émergents.

PRECEDENT
IMPRESSION

Evolution de ces paysages

Un paysage en quête de sens




les Balmes viennoises

le lac d'Annecy

La pression de l’urbanisation tend au « remplissage » progressif de ces paysages mais surtout à leur extension. Les paysages émergents n’évoluent pas nécessairement aujourd’hui vers le stade de paysages urbains ou périurbains, au sens de la ville compacte ou de la banlieue pavillonnaire. Situés de plus en plus loin de la périphérie urbaine, ils semblent plutôt relever d’une logique d’abolition de la distinction entre la ville et la campagne, dans une prospective régionale de mobilité et de développement de réseaux sous influence urbaine.
Le souhait des habitants de maintenir une faible densité pourrait déboucher sur la demande de pérennisation d’une propor- tion suffisante de paysages interstitiels natu- rels ou agraires, sous réserve de l’adoption de techniques d’exploitation non polluantes.

Par ailleurs on peut penser que l’hétérogénéité de ces paysages n’est pas le simple reflet d’un état intermédiaire de mutation, mais qu’elle est une caractéristique durable et constitutive d’un nouveau type de paysage, en attente de reconnaissance sociale, voire de sens.
La principale question posée par ces paysages émergents est leur non-acceptabilité au regard des critères du développement durable (consommation foncière, empreinte écologique : énergie, déplacements automobiles, coûts sociaux…), malgré l’image « verte » qui leur est associée.

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