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Définition

Monumentalité contemporaine

Les paysages marqués par de grands aménagements correspondent essentiellement à des couloirs géographiques de déplacement fortement aménagés aux XIXème et XXème siècles.
Ces espaces fonctionnels, initialement naturels ou ruraux, sont également ponctués de grands équipements industriels ou énergétiques : usines, centrales nucléaires ou thermiques, aménagements hydrauliques, carrières, etc. L’habitat reste secondaire par rapport à la monumentalité de ces aménagements. Des unités paysagères plus spécifiques peuvent également se rattacher à ce type de paysage : celles marquées par les grands aéroports, ou peut-être demain des secteurs à forte implantation éolienne dans le sud de la région.

  • Pérenniser les coupures vertes (d’aspect naturel ou rural) sur les itinéraires, et éviter le déve- loppement d’une urbanisation continue et monotone aux abords des infrastructures.
  • Identifier les espaces très perçus visuellement par les usagers des grandes infrastructures : piémonts, points focaux particuliers, crêtes et lisières, seuils. Préserver spécialement la qua- lité paysagère de ces espaces et mettre en valeur des cônes de vue intéressants.
  • Assurer la requalification paysagère des sites de reconversion industrielle.
  • Aborder les projets d’infrastructures nouvelles comme des projets paysagers.
  • Préserver et améliorer la qualité du cadre de vie des riverains par la reconquête paysagère des abords d’infrastructures, berges, coteaux…
  • Prise en compte des coupures vertes dans les documents d’urbanisme : SCOT, PLU.
  • Zones agricoles protégées (ZAP).
  • Plans de paysage à l’échelle des vallées ou des grandes infrastructures.
  • Inventaires et programmes d’élimination des « points noirs » paysagers.
  • Volet paysager des chartes et contrats de pays.
  • Volet paysager des études d’impact des infrastructures nouvelles.
  • Mise en œuvre du « 1% paysager » lié aux projets d’infrastructures routières.
  • Article L 111-1-4 du code de l’urbanisme(« amendement Dupont ») limitant la construction aux abor ds des r outes principales.
  • Respect de l’interdiction des publicités visibles des autoroutes et voies rapides ou de leurs bretelles d'accès.

Représentation collective

Usagers et habitants : une double représentation

la vallée du Rhône

Une lecture directionnelle, selon les grands axes de la topographie régionale, marque la perception. Il s’agit surtout des fonds de vallées où s’implantent parallèlement routes nationales, autoroutes, couloirs de lignes très haute tension, voies ferrées classiques, voies TGV, canalisations et dérivations de cours d’eau... Ces grands axes souvent habités depuis des millénaires abritent des témoins d’occupations plus anciennes qui disparaissent au fil des aménagements successifs.

La qualité des ouvrages d’art, anciens ou contemporains, peut apporter une esthétique particulière liée avant tout à la monumentalité et aux prouesses techniques. Les modalités d’appréciation de ces paysages diffèrent selon qu’ils sont considérés par l’usager des infrastructures ou par le riverain. L’emprise de l’autoroute est pour l’usager un paysage en soi, continu, avec sa propre sémantique. La vitesse accentue la schématisation des images et donne une importance particulière aux repères monumentaux en tant qu’éléments d’orientation. Le point de vue de l’habitant est davantage statique et sensible aux diverses nuisances engendrées : bruit, vue, pollution, effet de coupure... Les paysages marqués par les grands équipements constituent un enjeu régional lié à leur grande fréquentation. Ils sont connus des habitants mais également des millions d’européens en transit qui ne conserveront comme image de la région Rhône-Alpes que celle perçue à partir de l’autoroute ou du TGV.

PRECEDENT
IMPRESSION

Evolution de ces paysages

Des questions d'échelles

collines viennoises
vallée reliant le bassin de Lif et le Trièves

Des infrastructures de transport supplémentaires continuent à investir les mêmes corridors et s’ajoutent aux précédentes (y compris dans une logique de développement durable : ferroutage, véloroutes...). Le développement des infrastructures accélère l’évolution des paysages environnants, et peut conduire à l’urbanisation continue de certains axes sous des formes périurbaines, au détriment des coupures vertes qui scandent encore ces itinéraires. On constate ainsi un « colmatage » progressif de certains fonds de vallées alpines, colmatage qui gomme la diversité paysagère des parcours et l’identification des divers territoires communaux.
La question du devenir de certains grands équipements industriels qui marquent aujourd’hui de façon monumentale ces paysages se pose à plus ou moins long terme : usines devenues obsolètes, centrales nucléaires à échéance… Le succès de la reconversion de ces territoires suppose en général un changement d’image et une nouvelle offre paysagère.La question du devenir de certains grands équipements industriels qui marquent aujourd’hui de façon monumentale ces paysages se pose à plus ou moins long terme : usines devenues obsolètes, centrales nucléaires à échéance… Le succès de la reconversion de ces territoires suppose en général un changement d’image et une nouvelle offre paysagère.

La reconquête, à usage piétonnier ou d’agrément, des berges du fleuve et des rivières occupées par des infrastructures lourdes est un objectif souvent affiché, qui se heurte encore à des difficultés importantes.

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