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Définition

La nature à l'état pur

Au-delà des paysages réellement naturels, telle que la haute montagne au-dessus des alpages, les paysages « naturels » concernent ici tous les espaces où la main de l’homme est perçue comme marginale par rapport aux « forces de la nature ». Ces paysages sont très variés : haute-montagne, zones humides, gorges, forêts, landes, lacs...

  • Identifier et conserver des superficies “vierges” importantes.
  • Limiter l’impact visuel des aménagements Définir des capacités d’accueil des sites.
  • Soutenir l’entretien agricole, forestier ou pastoral dans certains milieux semi-naturels (espèces forestières remarquables, prairies sèches, marais, alpages, etc.).
  • Reconquérir ou entretenir des points de vue remarquables menacés par la fermeture des vues.
  • Conserver l’ambiance sonore calme de ces paysages.
  • Protections réglementaires relevant de l’État (parcs nationaux, réserves naturelles, sites classés) ou des collectivités locales (article R 122-3-2 sur les SCOT dans le code de l’urbanisme, et zones N des PLU).
  • Renforcement de la prise en compte des paysages dans les politiques d’aménagement touristique (Unités Touristiques Nouvelles, Plans départementaux des espaces, sites et itinéraires des sports de nature, etc.) et fores- tier (orientations régionales forestières, direc- tives ou schémas d’aménagement des forêts, etc.).
  • Développement de l’action foncière (conser- vatoire du littoral, espaces naturels sensibles, SAFER, etc.).
  • Financement public ou conventionné de la gestion, de l’entretien ou de la restauration de certains paysages (espaces protégés, Natura 2000, contrats de rivières, etc.)
  • Opérations multipartenariales de requalifi- cation et de mise en valeur, du type « grand site », « grand col », « grand lac », etc.

Représentation collective

Un précieux espace de liberté

Le massif du mont Blanc

Les deux grandes caractéristiques associées généralement à ces paysages sont d’une part l’impression visuelle ou sensitive d’être dans une nature vaste et sauvage, d’autre part un sentiment plus intellectualisé que ces pans de territoires ont une valeur naturaliste précieuse ou menacée. L’appréciation des paysages naturels est liée à des notions de nature « sauvage », de liberté et d’aventure, souvent associées à la pratique de sports extrêmes. Les activités de l’homme restent discrètes mais perceptibles.

Ce sont des architectures spécifiques : chalets d’alpage, maisons forestières, cabanes de bergers, ou des traces particulières : pistes, clairières... La demande de protection des paysages naturels est très forte et répond au souci de voir subsister des “paysages vierges”, mot introduit dans la loi Montagne. L’équilibre écologique et la biodiversité induisent une valeur supplémentaire de ces paysages. La présence d’une flore et d’une faune sauvages emblématiques contribue à cette représentation.

PRECEDENT
IMPRESSION

Evolution de ces paysages

Des tendances contrastées


massif de la dent d'Oche

vallée et balcon de Belledonne

la haute vallée du Ferrand

Vercors

La valeur esthétique de ces paysages, de notoriété parfois internationale, attire depuis plus d’un siècle une fréquentation spécifique, de tourisme ou de loisirs spor- tifs, qui génère une activité économique notable. L’attente des usagers vis-à-vis de ces paysages naturels n’est pas exempte de contradictions ; ils souhaitent une nature vierge et sauvage à contempler, mais reven- diquent des conditions toujours meilleures d’accès, de confort, de sécurité. Le déve- loppement des zones d’accueil, parkings, aires de pique-nique et les re-calibrages routiers banalisent ces paysages et sont les témoins de cette volonté grandissante d’appropriation comme cadre de loisirs. Une partie de ces espaces évolue même vers de nouveaux types de paysages de loisirs.

L’abandon de l’entretien traditionnel de certains paysages « vierges » peut conduire à une modification de leur aspect. Par exemple, il s’agit des résineux qui gagnent du terrain sur les alpages ou encore des broussailles qui colonisent les bordures des petites routes de découverte et ferment les vues. Cette évolution du semi-naturel vers un naturel trop « spontané » peut être également préjudiciable à la diversité des paysages et à leur connaissance.

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