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Définition

La nature pour terrain de jeux

Les paysages naturels de loisirs de la région Rhône-Alpes désignent certains territoires naturels, initialement vierges, de moyenne et haute-montagne sur lesquels se sont implantés de grands domaines skiables.
Ces paysages qui ont « basculé » du naturel vers le naturel de loisirs ne concernent pas tous les territoires de montagne équipés de stations de sports d’hiver. Ce type d’espace économique de loisirs peut également être repré- senté par des espaces de plaine plus restreints où la nature a été façonnée pour créer un « décor » pour les urbains. Le parc de Miribel - Jonage, peu représentatif de l’échelle des unités paysagères régionales, n’en est pas moins un bon exemple de cette idée ambivalente de parc « naturel » de loisirs, vers laquelle tendent de nombreux espaces naturels périurbains.

  • Rechercher la réversibilité hiver-été des aménagements.
  • Limiter l’enneigement artificiel dont les impacts directs et indirects sur l’environne- ment peuvent être indélébiles (fondations pro- fondes des canons à neige, terrassements, diminution de la ressource en eau).
  • Favoriser la restructuration des domaines skiables existants plutôt que leur extension.
  • Favoriser la desserte collective des stations afin de limiter l’impact des espaces de l’automobile dans les paysages.
  • Repérer et démonter les installations obso- lètes afin de remettre en état les sites.
  • Préserver et développer une architecture contemporaine spécifique des stations de ski, en excluant le recours à des modèles urbains peu adaptés à la morphologie montagnarde.
  • Renforcement de la prise en compte des paysages dans les nouvelles unités touristi- ques.
  • Mesures de protection : Zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), monuments historiques, label architecture du XXème siècle…
  • Projet global de requalification paysagère à l’échelle d’un domaine skiable et de sa station.
  • Méthodes d’intégration des remontées mécaniques (engazonnement, remblais et déblais limités…).

Représentation collective

Un paysage sous influence urbaine

Les "3 vallées"

Il s’agit d’abord de paysages de superposition : à un socle naturel se superposent des activités artificielles de loisirs qui génèrent des modes d’occupation des sols et des architectures bien spécifiques. Une ambiance de modernité et d’activité se dégage de ces espaces fonctionnalistes. Cette modernité devient plus prégnante que le paysage de montagne lui-même et les anciennes activités montagnardes. Dans certaines grandes stations, on peut même considérer qu’un type de paysage d’in- fluence urbaine (vastes parkings, ronds-points, terrassements, déboisements massifs et rectilignes, …) se constitue.

La particularité de ces paysages naturels de loisirs tient aussi à leur caractère variable et saisonnier ; à un paysage hivernal, enneigé, animé et bruyant, succède un paysage estival différent qui peut être perçu comme dégradé. Les stations dites « intégrées », prototypes de développement urbain, présentent des formes architecturales nouvelles issues d’une tradition moderne mais spécifique à la montagne. Ces « villes des neiges » peuvent être protégées en tant que patrimoine du XXème siècle : ZPPAUP de Courchevel, monuments historiques à Flaine…

PRECEDENT
IMPRESSION

Evolution de ces paysages

Une montagne convoitée mais sensible

complexe de l'Alpe d'Huez


Les stratégies d’interconnexions entre les domaines skiables ou les vallées pourraient continuer à se mettre en place. Le quadril- lage de l’espace montagnard par des réseaux pourrait altérer des sites restés « vierges » jusqu’à aujourd’hui. Ces sites constituent pourtant un élément essentiel de l’image positive de la région. Les changements de pratiques constituent également un enjeu en ce qui concerne la mutation des paysages. D’abord la fréquen- tation estivale croissante induit de nouveaux types d’aménagement liés à des activités ludiques différentes. Ensuite, l’extension des domaines skiables sur des territoires de moyenne-montagne à l’enneigement aléa- toire induit des pratiques particulières (neige artificielle, retenues d’eau). Enfin, la perspective d’un réchauffement climatique et le développement de nouvelles formes de glisse conduisent aujourd’hui les amé- nageurs à investir des espaces situés de plus en plus haut et exceptionnels, tels que les glaciers par exemple. On trouve désormais des voies d’accès rapide et sécurisé, des parcours organisés sur des sommets réputés autrefois impraticables.
Les sites touristiques en friche ont tendance à se multiplier et le démontage des instal- lations obsolètes est rendu difficile par les conditions d’accès.
Enfin, l’occupation à l’année des stations, prévues au départ pour être saisonnières constitue également un enjeu en terme d’urbanisme, de déplacements et de développement durable. Ces nouvelles villes alpines voient s’installer des populations à demeure en relation économique avec les métropoles.

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